Tracklisting :
01-Avec les mots de Gainsbourg
02-Le coup du siècle
03-En face
04-Au mariage de mon meilleur ami
Lire aussi :
billet express ¬ chronique
Interview :
KA Steffen
Karl-Alex Steffen
Le coup du siècle
Autoproduction
2004
Cher Karl-Alex, je me décide enfin à écrire quelques mots sur ce petit disque que tu nous a proposé récemment et que tu proposes encore. J’écris à ceux qui veulent bien l’entendre et qui ont le bout des oreilles en pointe que l’objet est encore disponible dans la bonne crémerie en face de chez toi. Tu nous a refait Le coup du siècle, enfin un coup du siècle amaigri, délesté – parce que tu l’as voulu ainsi – de 5 titres. La version initiale avait été enregistrée sur l’écran électronique de tes nuits blanches, dans ton petit appartement de la rue Croix Malte. Cette nouvelle mouture raccourcie tu l‘as voulu entourée des meilleurs soins. Quelques musiciens, les mêmes qui t’accompagnent lors de tes rares prestations scéniques, donnent un peu de volume, un peu de chaleur aux quatre compositions de cet album que tu ne voudras pas qualifier de mini, ni de ep, même s’il n’est pas épais. Après tout, tu revendiques le droit de réaliser des albums de quatre titres, comme Godspeed, tu sais ce groupe canadien qui passe sa colère dans les violons. Ce disque, tu l’as voulu aussi enregistré par un de tes amis, Erik Arnaud, musicien comme toi, auteur de deux disques ayant eut bonne presse dans notre pays. Et bien ce disque, cher KA, c’est ta meilleure contribution à l’histoire de la pop française, ton petit succès que je n’espère pas que d’estime. Tu ne m’en voudras pas quand même si je t’écris, entre autre, que mes oreilles trouvent que le pont de Avec les mots de Gainsbourg a un petit côté Cure. Et puis j’entends encore Stéphane, ton guitariste, parfois un peu en roue libre, toujours prêt à en découdre avec Johnny Greenwood… Je blague… Et cette voix, la tienne, fragile, presque éraillée, qui peut décourager au début, mais qui se laisse malgré tout apprivoisée et qui donne plus de force aux paroles parfois cinglantes. Si, si, il y a toujours un peu d’âpreté et de désenchantement dans tes textes. Si, par hasard, cette œuvre devait bénéficier d’une distribution miracle sur la côte ouest des Etats-Unis, prends bien garde à toi, car, en Californie, c’est un molosse haltérophile qui domine la situation. Bien à toi. anakin
++++ retour aux news

attica webzine 2003-2005