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| Air |
| Talkie
Walkie |
| Source /
Virgin |
| 2004 |
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Soyons
francs du collier. Ces deux-là,
jai toujours eu un peu de
mal à les blairer. Cest
physique. Dailleurs
pourquoi ont-ils trouvé
nécessaire dafficher - sur
la pochette de Talkie
Walkie - leurs
bobines de types un peu trop
sûrs de leur talent. Ce qui est
agaçant avec eux, cest que
leur petite musique quon
chambre a toujours un petit goût
de reviens-y. Cest pour
cela que lon ne peut pas
passer à côté de Talkie
Walkie, leur
nouvelle oeuvrette surestimée.
Dabord je dois dire et
écrire que la mise en son
réalisée pour Virgin
Suicide est leur
sommet, leur disque le plus
personnel. Mais que
limpeccable Alone
In Kyoto offert au
très beau Lost in
translation (et
présent sur TW)
est un peu emprunté aux petites
musiques que Joe Hisaishi
fabrique pour les films de
Takeshi Kitano. Et cest là
que Air embobine tout le monde,
que le duo versaillais nest
en fait quun remarquable
imposteur et un incroyable
recycleur didées encore
très fraîches. TW est une succession de ces idées
puisées dans la musique
cinématographique populaire. Le
pire cest que ces vieilles
recettes sont cuisinées avec
talent. Comment Dailleurs
résister à Cherry
Blossom Girl, à Alpha
Beta Gaga (à faire
pâlir de jalousie Wladimir
Cosma, le metteur en son de la
chèvre, lun
des chefs duvre de
Francis Weber) et à toutes ces
ritournelles aériennes, qui
prennent la tête
instantanément. De plus, Air a
toujours su très bien
sentourer pour fabriquer
ses illusions, son écran de
fumée : un producteur aux
doigts dargent (Nigel
Godrich), un chanteur de charme
(Jason Faulkner), un batteur
américain doué (Joey Waronker)
et même un compositeur de
musique de chambre en ville
(Michel Colombier). Voilà
pourquoi je me suis encore
laisser rattraper par ces deux
têtes à claques encore
désespéremment adorées par les
artistes branchés de la
planète. anakin
(20/03/04) |
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