Il n’y a pas si
longtemps, le nom guillemots faisait référence à une
espèce d’oiseaux de la famille des pingouins. Mais
aujourd’hui la première image qu’évoque ce
drôle de patronyme, c'est celle d’un quatuor
musical anglais déjanté, n’ayant pas peur
d’improviser un solo de perceuse électrique au beau
milieu d’un concert.Ils viennent de sortir un premier album From the cliffs, qui offre un patchwork de sons pop et électroniques, aux arrangements excentriques pleins de surprises. Les quatre membres des Guillemots forment un étrange tableau, mêlant plusieurs nationalités et autant de tonalités musicales éclectiques. Le chanteur est anglais, il s’installe aux claviers et l’étendue de son organe vocal va du tendre chuchotement aux hurlements désespérés, il est accompagné d’un batteur écossais chapeauté, d’un guitariste bruitiste brésilien et d’une élégante contrebassiste canadienne. Ils ont bien voulu répondre à quelques questions... [mai 2006 - photo : David Robinson] Le groupe porte le nom d’un oiseau peu connu, avez-vous déjà vu de vrais guillemots ? Avez-vous encore le temps d’aller observer des oiseaux ? Oui j’ai vu beaucoup de guillemots quand j’étais plus jeune, quand nous partions en vacances sur les côtes britanniques (Pays de Galles, Northumberland, etc...). On en voyait souvent nicher sur les falaises. Mais cela fait très longtemps que je ne suis pas allé en voir. Pour l’instant mon planning est plutôt chargé… Même notre groupe arrive avant les oiseaux quand tu tapes guillemots sur Google. Je suis un peu gêné, mais je pense que les pingouins ne vérifient pas sur internet. Comment s’est passé l’enregistrement avec Bryan Mills (ex Divine Comedy) ? Bryan est génial. On a produit le premier EP ensemble, au moment où le groupe venait juste d’être mis en place, les autres musiciens n’étaient pas encore prêts à rebondir sur mes idées, donc Bryan m’a aidé à le faire. Il m’a vraiment encouragé à garder beaucoup d’instruments acoustiques sur l’album, ce qui était bien, car je me battais toujours pour intégrer plus de sons électroniques. Du coup on passait beaucoup de temps à argumenter, ce qui a rendu l’enregistrement très intéressant. Bryan a monté un super groupe, les Kittens. Il compose de très belles ballades de marins solitaires. Comment faites vous pour survivre à l’intérêt démesuré des médias ? On l’ignore. Mais on n' a pas autant de presse que par exemple, les Arctics Monkeys, donc ça va. Chaque année, un millier de nouveaux groupes passent par ce phénomène de nouveau groupe branché, ça ne veut plus rien dire. On est fier de notre musique, ce qui est notre motivation initiale - on a juste à vérifier que l’on ne devient pas paresseux. Quelle est l’inspiration pour les paroles, et que composes-tu en premier, les textes ou la musique ? La musique arrive généralement en premier, mais parfois ce sont les paroles. Il n’y a pas de règle. Ce qui est magique à propos des chansons, c’est que tu ne comprends jamais vraiment comment ça fonctionne. Tous les membres du groupe ont un parcours musical différent, comment réussissez-vous à travailler en harmonie ? On en a aucune idée, tout ce que l’on comprend c’est que ça sonne juste, depuis la première fois qu’on a joué ensemble, ça nous semble très naturel. Comme si notre façon de jouer nous avait amenés à nous rencontrer. On est comme les quatre pièces d’un puzzle. On joue ensemble de la musique qui nous entraîne dans ce monde de rêves. En un mot, comment décrirais-tu vos concerts? Hum....! Ouais, "hum!".... hum avec un peu de pop , ou pop avec un peu de hum....
How
come you choose that bird's name for your band? did you
actually see real guillemots? Do you still have time for
bird watching? |
|
attica webzine 2003-2006 |